Langue de vipère : Roqueredonde

Publié le par Epicuriens de la randonnee

Bbbrrrrrrr!

Quel froid! -1°! oui vous avez bien lu... et en prime du brouillard!

Et quand même 9 courageux!

Café et gâteaux du départ sont les bienvenus (merci aux généreux donateurs)!

Cette 1ère partie de rando- boue, flaques, rigoles boueuses, sol plus que mou- a bien failli ébranler nos convictions d'avoir bien choisi le bon itinéraire....il y avait la solution de la route.....!

Un scoop! Viviane a même râlé « ça va être tout le temps comme ça? » et pourtant il y avait des parterres de violettes et de primevères  « coucou ».

Et oui! La rando c'est aussi tout ça.

Ensuite on longe un bois magnifique d'arbres décharnés, moussus, recouverts de lichen et qui nous permet d'arriver au Mas de Grèzes, où l'odeur nous indique l'activité principale du lieu.....

Puis 1er obstacle : un gué.

Quelques cailloux vont nous permettre de le franchir chacun à sa manière...pour certains ce sera les pieds dans l'eau (Chantal et Guy), pour d'autres ce sera sur quatre pattes (pieds et bâtons) et pour d'autres encore ce sera aidées par les « copines »....

Enfin pas de chutes!

Ce n'est pas le moment idéal pour faire trempette car il fait toujours froid et le vent est glacial!

Le chemin grimpe à travers bois, on aperçoit soudain le « cul » d'un chevreuil, et l'on arrive enfin sur un plateau avec une alternance de champs et de petits bois, mais surtout le soleil commence à poindre,certes encore tiède mais bien présent!

On descend le chemin sous la surveillance d'un énorme rocher »sphynx »et on arrive tranquillement  à un croisement. Notre GPS man Jean-Claude, l'oeil rivé à son GPS et à la carte nous propose « un shoot. ».. en effet nous sommes à côté de la Borie Noble où vit une communauté de hippies.......mais ça descend fort!

Tant pis pour ceux qui espéraient « le petit joint » pour se réchauffer mais la raison l'emporte, nous ne ferons pas le crochet....

On descend en longeant en parallèle la rivière pour arriver au 2ème obstacle: un autre gué, pas très large et que l'on franchit tous « fingers in the nose ».

On remonte de l'autre côté sur un sentier assez confortable, plat , sympa qui longe la voie ferrée sauf que c'est pas le bon!

Demi-tour, on emprunte une sente qui nous amène à la voie ferrée car on doit franchir la rivière mais un petit passage escarpé va inquiéter mais l'aide des copines est toujours là (pour les handicapées...rires!)

Une centaine de mètres le long de la voie ferrée et on remonte par un tout petit sentier d'où l'on débouche sur un chemin carrossable, large toujours à travers bois et toujours aussi venté! On traverse un « couladou » mais les estomacs commencent à se manifester.

Déjà midi!

On s'installe en ringuette, ce n'est pas très confortable, l'appétit est là mais surtout les arguments : café, biscuits, cake, chocolats – à défaut de confort, on a le plaisir des sens....gustatifs!!

On ne s'éternise pas , le vent est froid même si le soleil est présent!

Nous voilà repartis, tranquillement sur ce chemin facile car plat et souple sans cailloux.

Mais finie la facilité! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!!

On doit emprunter une sente à flanc de coteau qui nous ramènera au village...c'est la dernière partie mais elle va s'avérer rude!!

La sente grimpe, grimpe, étroite vraiment raide, caillouteuse, bref! Un vrai régal! De fait la colonne s'étire, chacun avançant à son rythme, on souffle, le coeur s'emballe, on s'arrête, on peste contre ce repas qui bien que frugal pèse, coincé dans notre estomac, on avance, on souffle et il commence à faire bien chaud;on repert, on s'arrête pour souffler et se déshabiller, et enfin après un ultime effort, du plat!

Tout le monde se rejoint et satisfait de cet effort, on rejoint tranquillement le village de Roqueredonde.

Très belle rando malgré le froid du départ.

 

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